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CV - Myriam Lambert

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Català a continuació

BIOGRAPHIE

MYRIAM LAMBERT (QUÉBEC, CANADA)

 

Artiste transdisciplinaire et commissaire, Myriam Lambert vit et travaille à Québec. Sa pratique allie installation, art sonore, vidéo, performance, photographie, écriture et art relationnel, et se déploie à travers des œuvres où mémoire, lieu et temporalité s’entrelacent. 

Diplômée d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval, son approche repose sur la collecte in situ de traces — sons, images, récits, architectures — et sur leur utilisation sous-jacente au sein d’œuvres qui invitent à habiter autrement le temps et les espaces.

Que ce soit dans le cadre d’expositions, de résidences artistiques ou de commandes d’œuvres, le travail de Myriam Lambert a bénéficié du soutien de Rad’art (Italie), Utopiana (Suisse), de la Fondation Casa Proal et d’Ondarte (Mexique), de la Galeria Nacional du Museo de los Niños (Costa Rica), de Peras de Olmo, de l’Université Nationale de Tres de Febrero (Argentine), de La Kasa Karakola (Équateur), ainsi que du Laboratoire NT2, Avatar, Les Productions Recto-Verso, Le Mois Multi, Le Fils d’Adrien Danse, La Galerie R3, La Chambre Blanche, Regart, Manif d’art de Québec et L’Écart (Canada), entre autres. Chacune de ses œuvres est conçue en relation étroite avec l’identité et la mémoire du lieu qui l’accueille. Son travail a notamment été présenté dans d’anciens camps de détention en Argentine, dans des centres pénitentiaires au Costa Rica, ainsi que sur un site de résidus miniers à Rouyn-Noranda.

À partir de 2020, Myriam Lambert a assumé la direction générale et artistique d’Avatar, centre dédié à l’art sonore et électronique, où elle a orchestré résidences, productions, diffusions, événements, colloques, publications et circulation d’œuvres, tout en accompagnant des artistes émergent·es et confirmé·es qu'elle invitait. Ce rôle, qu’elle a occupé jusqu’en 2026, a prolongé naturellement sa réflexion sur l’art et les espaces de création comme lieux de dialogue, d’écoute et de transmission. Elle y a également soutenu la recherche-création auprès d’étudiant·es universitaires de premier et deuxième cycle.

Engagée dans le milieu des arts depuis plus de deux décennies, Myriam Lambert a siégé sur de nombreux jurys (Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec, Première Ovation, universités, Phonurgia Nova et divers centres d’art) et intervient régulièrement dans le cadre de conférences et d’ateliers, tant au Québec qu’à l’international, notamment en Espagne, en Argentine et au Mexique. Ses publications comprennent un livre d’artiste (Chemin des disparus, Éditions J’ai Vu, Canada), ainsi que des articles et des textes parus aux Éditions Avatar (Canada) et chez Galaad Edizioni (Italie). Son travail fait partie de plusieurs collections publiques et privées (Méduse, Biblioteca Àrus, Casa Proal, Galeria Nacional du Costa Rica).

Aujourd’hui, Myriam Lambert développe une pratique où se rejoignent art, écoute et attention au monde. Dans un contexte traversé par les crises, l’accélération et la saturation des signes, elle conçoit des espaces de décélération perceptive où l’écoute, le lien et la mémoire deviennent des forces d’attention. Là où ses œuvres antérieures mettaient en lumière les tensions et les blessures de l’histoire, elle propose désormais des espaces de lenteur assumée, comme un retrait, une nécessité vitale, invitant à ralentir, à expérimenter, collectivement et intimement, la puissance fragile des lieux-refuges, envisagé comme un espace essentiel pour continuer à habiter le monde ensemble.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

MYRIAM LAMBERT

 

En considérant l’idée qu’un « lieu de mémoire, dans tous les sens du mot, va de l’objet le plus matériel et concret, éventuellement géographiquement situé, à l’objet le plus abstrait et intellectuellement construit »¹, je me propose de porter un regard particulier sur certains lieux porteurs de mémoire constituant d’importants repères culturels. Je vis ces lieux en étant à la recherche de leurs strates sensibles, de leurs résonances et des affects qui les traversent. J’y capte leur empreintes – sons, images, récits, architectures – et je transpose ces traces en œuvre d'art. J'explore ainsi les territoires à la recherche des souvenirs, des mémoires, du temps, des êtres. J’examine notre rapport à ces espaces de mémoire en observant leur dimension temporelle, contextuelle et architecturale.

Mes interventions se déploient à travers l’installation, l’art sonore, l’art cinétique, la vidéo, la performance, l’écriture et l’art relationnel ; le médium est sélectionné en cohérence avec le territoire exploré et les récits/traces recueillis. J’utilise, entre autres, l’enregistrement audio, la vidéo, la photographie et les archives comme des mémoires. Recontextualisées ou utilisées comme éléments sous-jacents, ces traces se transforment en expériences esthétiques où les œuvres deviennent des métaphores de la mémoire des lieux, le plus souvent liées au temps.

Depuis près de vingt ans, ces recherches m’ont conduite dans des lieux marqués par des traumatismes historiques, sociaux ou climatiques : zone inondable au Mexique (Diluvio), ligne de résistance italienne lors de la 2e guerre mondiale (Fourmis - allégorie de la résistance),  territoires miniers de la Vallée de l’or (Plafond de cristal), anciens camps de concentration de la deuxième dictature argentine et ex-pénitenciers costaricain (Chemin des disparus et Diferencias) et bien d'autres. Ces lieux de violence, d’enfermement, d’exploitation ou de vulnérabilité, empreints de récits douloureux et de valeurs fondamentales bafouées, ont forgé mon parcours artistique et éthique.

Après cette traversée de mémoires blessées, ma démarche se transforme vers un nouveau cycle qui s’oriente vers l’exploration de ce que je nomme les lieux de mémoire refuges : des espaces qui offrent des latitudes mentales, des aires où le cheminement de la pensée peut respirer, où la force de l’endroit te possède pour prendre soin de toi et de l’autre. Qu’ils soient naturels, construits, imaginés ou de rituels, ces lieux se donnent comme des interstices dans le quotidien souvent effréné, imposé, précipité des crises actuelles : climatique, social et politique. Ces lieux-refuges ouvrent des zones de retrait, de repères et de recueillement.

Un lieu de mémoire refuge n’est pas seulement un espace sécurisant, c’est un espace-ressource. On y entre dans une temporalité autre, où la mémoire se fait sensible et vibrante. Ces lieux incarnent des formes de résistance discrète, des écologies intérieures qui réhabilitent la lenteur, la résonance, l’écoute des rythmes et la contemplation active. Ils offrent la possibilité de se réaccorder au vivant, d’habiter autrement le temps et l’espace. Ils accueillent l’intime, la reconstruction, la sérénité.


1 - Nora, Pierre. 1997. « Les lieux de mémoire » vol. 1. Paris : Quarto-Gallimard.

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ESPAÑOL

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BIOGRAFÍA
MYRIAM LAMBERT (QUEBEC, CANADÁ)

 

Artista transdisciplinaria y curadora, Myriam Lambert vive y trabaja en Quebec. Su práctica combina instalación, arte sonoro, video, performance, fotografía, escritura y arte relacional, y se despliega a través de obras en las que memoria, lugar y temporalidad se entrelazan. Con una maestría en Artes Visuales y Mediáticas por la Universidad Laval, su enfoque se basa en la recolección in situ de huellas —sonidos, imágenes, relatos y arquitecturas— y en su utilización subyacente dentro de obras que invitan a habitar el tiempo y los espacios de otro modo.

Tanto a través de exposiciones como de la creación de obras en el marco de residencias artísticas o encargos, el trabajo de Lambert ha recibido el apoyo de Rad'art (Italia), Utopiana (Suiza), Fundación Casa Proal y Ondarte (México), Galeria Nacional del Museo de los Niños (Costa Rica), Peras de Olmo, Universidad Tres Febrero (Argentina), La Kasa Karakola (Ecuador), Le Laboratoire NT2, Avatar, Les Productions Recto-Verso, Le Mois Multi, Le Fils d'Adrien Danse, La Galerie R3, La Chambre Blanche, Regart, Manif d'art de Québec, L'Écart (Canadá) y otros. Cada una de sus obras ha sido creada en relación con la identidad y la memoria del lugar. Su obra se ha expuesto en antiguos campos de concentración de Argentina y en centros penitenciarios de Costa Rica, así como en un vertedero de residuos mineros de Rouyn-Noranda.

Desde 2020, Myriam Lambert asumió la dirección general y artística de Avatar, centro dedicado al arte sonoro y electrónico, donde orquestó residencias, producciones, difusiones, eventos, coloquios, publicaciones y la circulación de obras, al tiempo que acompañó a artistas emergentes y consolidadxs invitadxs. Este rol, que desempeñó hasta enero de 2026, prolongó de manera natural su reflexión sobre el arte y los espacios de creación como lugares de diálogo, escucha y transmisión. Asimismo, apoyó la investigación-creación de estudiantes universitarios de primer y segundo ciclo.

Comprometida con el ámbito de las artes desde hace más de dos décadas, ha formado parte de numerosos jurados (Consejo de las Artes de Canadá, Consejo de las Artes y las Letras de Quebec, Première Ovation, universidades, Phonurgia Nova y diversos centros de arte), y participa regularmente en conferencias y talleres tanto en Quebec como a nivel internacional, en particular en España, Argentina y México. Sus publicaciones incluyen un libro de artista (Chemin des disparus, Éditions J’ai Vu, Canadá), así como artículos y textos publicados por Éditions Avatar (Canadá) y Galaad Edizioni (Italia) (Unheard Landscape, Fireflies). Su obra forma parte de diversas colecciones públicas y privadas (Méduse, Biblioteca Àrus, Casa Proal, Galería Nacional de Costa Rica).

En la actualidad, Myriam Lambert desarrolla una práctica en la que convergen arte, escucha y atención al mundo. En un contexto atravesado por las crisis, la aceleración y la saturación de signos, concibe espacios de desaceleración perceptiva donde la escucha, el vínculo y la memoria se convierten en fuerzas de atención. Allí donde sus obras anteriores ponían de relieve las tensiones y las heridas de la historia, propone ahora espacios de lentitud asumida, como un repliegue, una necesidad vital, que invitan a ralentizar, a experimentar, de manera colectiva e íntima, la potencia frágil de los lugares refugio, concebidos como espacios esenciales para seguir habitando el mundo juntos.

 

ENFOQUE ARTÍSTICO

MYRIAM LAMBERT

 

Partiendo de la idea de que un «lugar de memoria, en todos los sentidos de la palabra, va desde el objeto más material y concreto, eventualmente situado geográficamente, hasta el objeto más abstracto y construido intelectualmente»¹, propongo dirigir una mirada particular hacia ciertos lugares portadores de memoria que constituyen importantes referentes culturales. Vivo estos lugares en la búsqueda de sus estratos sensibles, de sus resonancias y de los afectos que los atraviesan. En ellos capto sus huellas —sonidos, imágenes, relatos, arquitecturas— y transcribo estas trazas en obra artística. Exploro así los territorios en busca de recuerdos, memorias, tiempo y presencias. Examino nuestra relación con estos espacios de memoria observando su dimensión temporal, contextual y arquitectónica.

Mis intervenciones se despliegan a través de la instalación, el arte sonoro, el arte cinético, el video, la performance, la escritura y el arte relacional; el medio se selecciona en coherencia con el territorio explorado y con los relatos o huellas recolectadas. Utilizo, entre otros recursos, la grabación sonora, el video, la fotografía y los archivos como memorias. Recontextualizadas o utilizadas como elementos subyacentes, estas trazas se transforman en experiencias estéticas donde las obras se convierten en metáforas de la memoria de los lugares, generalmente vinculadas al tiempo.

Desde hace cerca de veinte años, estas investigaciones me han llevado a espacios marcados por traumatismos históricos, sociales o climáticos: zonas inundables en México (Diluvio), líneas de resistencia en Italia durante la Segunda Guerra Mundial (Fourmis, alegoría de la resistencia), territorios mineros de la Vallée de l’Or (Plafond de cristal), antiguos centros de detención de la segunda dictadura argentina y ex-penitenciarías costarricenses (Chemin des disparus y Diferencias), entre muchos otros. Estos lugares de violencia, encierro, explotación o vulnerabilidad, impregnados de relatos dolorosos y de valores fundamentales vulnerados, han forjado profundamente mi recorrido artístico y ético.

Tras esta travesía por memorias heridas, mi práctica se desplaza hacia un nuevo ciclo orientado a la exploración de lo que denomino lugares de memoria refugio: espacios que ofrecen latitudes mentales, áreas donde el recorrido del pensamiento puede respirar, donde la fuerza del lugar te envuelve para cuidar de ti y del otro. Ya sean naturales, construidos, imaginados o rituales, estos espacios se presentan como intersticios dentro de un cotidiano a menudo acelerado, impuesto y precipitado por las crisis actuales (climática, social y política). Estos lugares-refugio abren zonas de seguridad, de referencia y de recogimiento.

Un lugar de memoria refugio no es únicamente un espacio seguro, sino un espacio-recurso. En él se accede a otra temporalidad, donde la memoria se vuelve sensible y vibrante. Estos lugares encarnan formas de resistencia discreta, ecologías interiores que rehabilitan la lentitud, la resonancia, la escucha de los ritmos y la contemplación activa. Ofrecen la posibilidad de re-sintonizar con lo vivo, de habitar el tiempo y el espacio de otro modo. Acogen lo íntimo, la reconstrucción y la serenidad.

¹ Nora, Pierre. 1997. Los lugares de memoria, vol. 1. París: Quarto-Gallimard.

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ENGLISH

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BIOGRAPHY

MYRIAM LAMBERT (QUEBEC, CANADA)

A transdisciplinary artist and curator, Myriam Lambert lives and works in Québec City. Her practice brings together installation, sound art, video, performance, photography, writing, and relational art, unfolding through works in which memory, place, and temporality intertwine. She holds a Master’s degree in Visual and Media Arts from Université Laval. Her approach is grounded in the in situ collection of traces—sounds, images, narratives, and architectures—and in their underlying use within works that invite viewers to inhabit time and space differently.

Whether through exhibitions, artistic residencies, or commissioned works, Myriam Lambert’s practice has been supported by Rad’art (Italy), Utopiana (Switzerland), Fundación Casa Proal and Ondarte (Mexico), the Galeria Nacional of the Museo de los Niños (Costa Rica), Peras de Olmo, the National University of Tres de Febrero (Argentina), La Kasa Karakola (Ecuador), as well as Laboratoire NT2, Avatar, Les Productions Recto-Verso, Le Mois Multi, Le Fils d’Adrien Danse, La Galerie R3, La Chambre Blanche, Regart, Manif d’art de Québec, and L’Écart (Canada), among others. Each of her works is conceived in close relation to the identity and memory of the site in which it is situated. Her work has notably been presented in former detention camps in Argentina, in penitentiary institutions in Costa Rica, as well as on a mining waste site in Rouyn-Noranda.

From 2020 onward, Myriam Lambert served as General and Artistic Director of Avatar, a centre dedicated to sound and electronic arts, where she orchestrated residencies, productions, dissemination activities, events, symposia, publications, and the circulation of works, while supporting both emerging and established invited artists. This role, which she held until 2026, naturally extended her reflection on art and creative spaces as sites of dialogue, listening, and transmission. She also supported research-creation projects by undergraduate and graduate university students.

Actively engaged in the arts community for over two decades, Myriam Lambert has served on numerous juries (Canada Council for the Arts, Conseil des arts et des lettres du Québec, Première Ovation, universities, Phonurgia Nova, and various art centres), and regularly participates in conferences and workshops in Québec and internationally, notably in Spain, Argentina, and Mexico. Her publications include an artist’s book (Chemin des disparus, Éditions J’ai Vu, Canada), as well as articles and texts published by Éditions Avatar (Canada) and Galaad Edizioni (Italy). Her work is part of several public and private collections (Méduse, Biblioteca Àrus, Casa Proal, Galeria Nacional of Costa Rica).

Today, Myriam Lambert pursues a practice where art, listening, and attentiveness to the world converge. In a context shaped by crises, acceleration, and the saturation of signs, she conceives spaces of perceptual deceleration in which listening, connection, and memory become forces of attention. Where her earlier works brought to light the tensions and wounds of history, she now proposes spaces of deliberate slowness—as a form of withdrawal, a vital necessity—inviting us to slow down and to experience, both collectively and intimately, the fragile power of refuge sites, conceived as essential spaces for continuing to inhabit the world together.
 

ARTIST STATEMENT

MYRIAM LAMBERT
     

Drawing on the idea that a “site of memory, in every sense of the term, ranges from the most material and concrete object, potentially located geographically, to the most abstract and intellectually constructed object”¹, I propose to focus my attention on certain memory-laden sites that serve as significant cultural reference points. I experience these places while seeking out their sensitive layers, their resonances, and the affects that traverse them. I capture their imprints—sounds, images, narratives, architectures—and translate these traces into works of art. In this way, I explore territories in search of memories, time, and presences. I examine our relationship to these spaces of memory by observing their temporal, contextual, and architectural dimensions.

My interventions unfold through installation, sound art, kinetic art, video, performance, writing, and relational art; the medium is selected in coherence with the territory explored and the narratives or traces gathered. I use, among other tools, audio recording, video, photography, and archival materials as forms of memory. Recontextualized or used as underlying elements, these traces are transformed into aesthetic experiences in which the works become metaphors for the memory of places, most often linked to time.

For nearly twenty years, these investigations have led me to sites marked by historical, social, or climatic trauma: flood-prone zones in Mexico (Diluvio), an Italian resistance line during the Second World War (Fourmis—an allegory of resistance), mining territories in the Vallée de l’Or (Plafond de cristal), former concentration camps from Argentina’s second dictatorship, and former Costa Rican penitentiaries (Chemin des disparus and Diferencias), among many others. These sites of violence, confinement, exploitation, or vulnerability—imbued with painful narratives and violated fundamental values—have shaped my artistic and ethical trajectory.

 

After this journey through wounded memories, my practice has shifted toward a new cycle oriented around the exploration of what I call memory-refuge sites: spaces that offer mental latitudes, areas where the movement of thought can breathe, where the force of a place takes hold in order to care for oneself and for others. Whether natural, built, imagined, or ritual, these sites appear as interstices within a daily life often driven by the accelerated, imposed, and precipitated conditions of current crises—climatic, social, and political. These refuge-sites open zones of withdrawal, orientation, and contemplation.

A memory-refuge site is not merely a safe space; it is a resource space. One enters into a different temporality, where memory becomes sensitive and vibrant. These places embody discreet forms of resistance—interior ecologies that restore slowness, resonance, rhythmic listening, and active contemplation. They offer the possibility of re-attuning to the living world, of inhabiting time and space differently. They welcome intimacy, reconstruction, and serenity.

¹ Nora, Pierre. 1997. Realms of Memory, vol. 1. Paris: Quarto-Gallimard.

 

 

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CATALÀ

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BIOGRAFIA 

MYRIAM LAMBERT (QUEBEC, CANADÀ)

Amb un mestratge en arts visuals i mediàtiques de la Université Laval (Quebec, 2016) , Myriam Lambert explora el tema de la identitat a través d'intervencions en llocs de memòria. Aquestes intervencions poden adoptar la forma d'art sonor, art electrònic, instal·lació, performance i literatura; la idea és utilitzar el mitjà més coherent per crear una empremta didentitat als llocs de la memòria.

Tant a través d'exposicions com de creació d'obres en el marc de residències artístiques o encàrrecs, el treball de Lambert ha rebut el suport de Rad'art (Itàlia), Utopiana (Suïssa), Fundació Casa Proal i Ondarte (Mèxic), Galeria Nacional del Museu dels Nens (Costa Rica), Peres d'Olmo, Universitat Tres Febrer (Argentina), La Kasa Karakola (Equador), Le Laboratoire NT2, Avatar, Les Productions Recto-Verso, Le Mois Multi, Le Fils d' Adrien Danse, La Galerie R3, La Chambre Blanche, Regart, Manif d'art del Quebec, L'Écart (Canadà) i altres.

Cadascuna de les seves obres ha estat creada en relació amb la identitat i la memòria del lloc. La seva obra s'ha exposat en antics camps de concentració d'Argentina i centres penitenciaris de Costa Rica, així com en un abocador de residus miners de Rouyn-Noranda.

També ha estat conferenciant i membre de jurats per a diversos centres dirigits per artistes a la ciutat de Quebec, Canadà Council for the Arts i Conseil des arts et des lettres du Québec. Des del 2007, Myriam Lambert participa activament a Avatar, un centre gestionat per artistes que investiga, crea, produeix, fa circulació i difon art sonor i electrònic al Quebec, Canadà i a escala internacional. Actualment és directora general i artística d'Avatar. Viu i treballa al Quebec.

 

ENFOCAMENT ARTÍSTIC

MYRIAM LAMBERT

Tenint en compte la idea que "un lloc de memòria en tots els sentits de la paraula abasta des de l'objecte més material i concret, possiblement situat geogràficament, fins a l'objecte més abstracte i intel·lectualment construït” (1), proposa fer una mirada particular a certs llocs que són importants fites culturals. El seu objectiu és explorar aquests territoris a la recerca de records, temps i persones. Per això, visita aquests llocs i analitzo les perspectives comunes relacionades amb ells, per transposar-les després a l'experiència de les obres d'art. Examina la relació amb aquests diferents llocs de memòria observant la noció del temps en aquests espais, i considerant-ne els sons, els contextos i l'arquitectura.
 
Les seves intervencions adopten la forma d'instal·lació digital, art sonor, vídeo, art relacional, fotografia i performance; el mitjà s'escull en funció del lloc que s'explora. Entre altres coses, utilitza enregistraments d'àudio, vídeo i fotografia per captar les empremtes, els records i els afectes d'aquests llocs en un moment donat. A continuació, recontextualitza aquestes empremtes proposant noves experiències. Tant si aquests materials són originals com si procedeixen de fitxers de tota mena, es converteixen en una metàfora de la memòria d'aquests llocs, generalment vinculada a una època concreta.
 
(1) Nora, Pierre. 1997. "Els lieux de memoire" vol. I. 1. París: Quarto​​

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