BIOGRAPHIE

MYRIAM LAMBERT (QUÉBEC, CANADA)

 

Myriam Lambert est originaire d’Authier, un petit village du Québec en Abitibi. Elle détient un Baccalauréat et une Maîtrise en Arts Visuels de l’Université Laval (équivalences européennes : Phd). Myriam Lambert explore principalement le thème de l’identité par le biais d’interventions dans des lieux de mémoire.

Autant par le biais d’expositions que pour la création d’œuvres dans la cadre de résidences d’artistes ou de commandes d’œuvres, le travail de Myriam Lambert fut appuyé par des institutions comme Rad’art (IT), Utopiana (CH), Fondación Casa Proal (MX), Ondarte (MX), Odysseys (CR), Galeria Nacional del Museo de los Niños (CR), Université Tres Febrero (AR), Le Laboratoire NT2 (CA), Avatar (CA), Les Productions Recto-Verso (CA), Le Mois Multi (CA), La Chambre Blanche (CA), Regart (CA), Manif d’art de Québec (CA), L’Écart (CA) et d’autres. Chacune de ses œuvres a été réalisée en rapport à l’identité et à la mémoire des lieux. Ses réalisations découlant de résidences d’artistes ont notamment été présentées dans d’ex-camps de concentration argentins, d’ex-pénitenciers costaricains, sur le parvis d’une église et à l’intérieur d’une autre au Québec et au Mexique, dans un parc à résidus miniers à Rouyn-Noranda, etc.

Myriam Lambert a co-fondé Exmuro Arts Publics, un organisme de diffusion des arts dans l’espace public. Elle a aussi été conférencière et membre de jurys pour plusieurs centres d’artistes de Québec et au Conseil des arts du Canada, animatrice d’ateliers et professeure invitée au Musée national des beaux-arts du Québec. Elle vit et travaille à Québec.

CV de Myriam Lambert

DÉMARCHE ARTISTIQUE

 


En considérant l’idée qu’un « lieu de mémoire dans tous les sens du mot va de l’objet le plus matériel et concret, éventuellement géographiquement situé, à l’objet le plus abstrait et intellectuellement construit »1, je me propose de porter un regard particulier sur certains lieux porteurs de mémoire constituant d’importants repères culturels. Je souhaite ainsi comprendre quelle est la part de l'"autre" dans la construction de nos identités personnelles et collectives. Ici, il est important de préciser qui est l'"autre": les gens vivants ou morts reliés par des lieux de mémoire. Pour y arriver, je mets en perspective des expériences communes et les transpose en expérience d’œuvres d’art questionnant les différentes variantes de la mémoire : collective, individuelle, à court et à long terme, auditive, visuelle, olfactive, tactile, ainsi que l’altération de celle-ci. C’est à partir de cette hypothèse de Pierre Nora que j’examine notre rapport à différents lieux de mémoire tout en soulignant la présence d’un héritage culturel ayant contribué à forger notre identité.

 

Mes interventions artistiques se concrétisent via l’installation médiatique, l'art audio en passant par la photographie et la performance. Ces matériaux me semblent constituer les médiums les plus cohérents et efficaces pour la réalisation de mes projets. La mémoire pouvant en effet être prolongée par divers procédés tels que la photographie, l’enregistrement audio et la vidéo, qui en gardent la trace des affects de ces lieux. Pour arriver à mes fins, je recontextualise des photographies et des pistes audios en proposant de nouvelles expériences. Que ces matériaux soient originaux ou tirés d’archives de toutes sortes, ils deviennent une métaphore de la mémoire. Presque toujours, le lieu et la lumière sont utilisés comme matériau et prennent une place de premier plan dans l’œuvre.

(1) Nora, Pierre. 1997. « Les lieux de mémoire » vol. 1. Paris : Quarto-Gallimard.